L’usine électrique 2032 Exploration prospective des futurs improbables d'un site emblématique

Quand les étudiants du programme de Cycle Master « Design Urbain » de l’École de Design Nantes Atlantique se frottent aux nouveaux processus de fabrication de la ville et à la démarche prospective, cela peut donner plus que des belles images.

En deux petites journées il aura fallu échanger sur ce qu’est l’innovation et sa transposition dans la fabrique de la ville, parcourir un lieu emblématique du passé et du présent industriel du quartier du Bas Chantenay et explorer quelques-uns de ses futurs possibles.

La démarche prospective commence par nous projeter dans un futur lointain (2032 ici) pour laisser libre cours à l’imagination, débarrassée des contraintes de faisabilité économique, des verrous techniques ou des gémissements des « oui mais » qui sapent toute créativité. En 2032 tout ne sera pas possible, mais personne ne sait ce qui ne le sera pas.

Et puis il faut ramener les fruits de cette exploration de futurs lointains au présent, pour identifier acteurs et temps du processus de projet pouvant mener à cette version possible (et improbable ?) de 2032, en commençant par identifier les graines qui dès 2018 pourront démarrer un processus de transformation. Cette masse critique minimale capable d’amorcer le projet.

Par groupes de 4 étudiants, des futurs éclairants on été explorés en une petite journée, et restitués sous forme de récits texte + image : un pôle international des micro mobilités urbaines,  la construction à base de vase de Loire, des tissus médicaux à base d’algues ou encore le lieu de l’émergence d’une culture culinaire fondée sur les nouvelles alimentations.

La vision transversale des projets et de leurs étapes donnera aux lecteurs  quelques idées des acteurs-clefs de cette transformation, et de la nature particulière de cette ville à venir.

Séminaire animé par Sylvain Grisot / mai 2017

Remerciements à Christine Vignaud (EDNA) et Florent Turck (NMA) pour leurs participations, ainsi qu’à AIA et à la Fonderie Atlantique Industrie pour leur accueil.

#1 ALGAÉ

Parfaitement situé, le site du 26 rue des usines offre une proximité́ stratégique avec la gare de Chantenay, la ville, la mer, le bord de Loire et l’ile de Nantes. Dans le cadre d’une production locale, ces interfaces sont des atouts stratégiques pour l’implantation d’une nouvelle entreprise. C’est en tout cas ce que s’est dit ALGAÉ, une nouvelle entreprise de cosmeto-textiles. Cette entreprise nantaise est en plein essor et fait maintenant partie des entreprises qui font vivre le « made in France ». Son plan d’action est claire: répandre les bienfaits des algues.

Revenons aujourd’hui sur son parcours pour comprendre son succès.

2018

L’aventure formidable des algues démarra en 2018. L’entreprise ALGAÉ fit l’acquisition d’une partie du terrain, tandis que l’autre était toujours occupée par la Fonderie.
Afin de démarrer son activité́, l’entreprise fit construire un premier parc à algues en bordure de Loire, afin d’y faire pousser certaines espèces et effectuer des premiers tests en partenariat avec des chercheurs du CHU de Nantes. Les tests furent réalisés dans un laboratoire, installé en premier lieu dans les bâtiments 1 et 2 et permirent d’explorer les propriétés des algues. Ces tests ont pour but de créer une nouvelle matière textile à partir d’algues afin d’exploiter ses vertus cicatrisantes, anti-inflammatoires et anti-irritations. Le tissus permettrait également de libérer des nutriments présents dans les algues afin d’hydrater et raffermir la peau.

2023

L’espace vert et les bordures de Loire méritaient un réaḿnagement. La ville de Nantes a voulu re- dynamiser ses bords de Loire par l’aménagement d’un ponton reliant le Bas-Chantenay au centre ville. Ce fut une vraie opportunité pour l’entreprise, qui put désormais se servir de la voie maritime. Ce nouvel aménagement permit egalement de susciter la curiosité et d’amener de nouveaux visiteurs tels des vélos ou piétons en balades.

Après quelques années de tests, les résultats furent concluants. Les chercheurs du projet constatèrent les bienfaits des algues sur la peau et notamment leurs vertus médicinales. Le partenariat avec le CHU paraissait de plus en plus nécessaire. L’entreprise, pour agrandir sa production, agrandit son parc à algues et récupéra les algues encombrantes des plages bretonnes qu’elle fit livrer par voie maritime.

C’est en cette année que la fonderie quitta les lieux et laissa la possibilité à l’entreprise ALGAÉ d’agrandir son terrain de jeux. Elle décida donc de déplacer le bâtiment de la recherche et des tests, du bâtiment 1 vers la premiere moitié du bâtiment 3. Grâce à l’aménagement du ponton, le bâtiment 1 se transforma en espace d’accueil pour le public, avec des expositions, ateliers d’expérimentations et autres activités afin d’attirer un nouveau public et de se faire connaitre.

Grâce à l’ouverture du nouveau CHU, proche de ALGAÉ, la livraison de linge de lit et de vêtements médicinaux est désormais directe par la voie maritime.

2028

Depuis la livraison des linges au CHU et celle des algues originaires de Bretagne, beaucoup de bateaux s’amarrent au quai. Ce flux incessant créa un problème d’usage du ponton, entre les promeneurs, les livreurs et les vélos. Pour régler ce conflit, ALGAÉ aménagea un nouveau ponton en prolongement du premier pour y faire un réel quai de livraison.

L’entreprise se rendit compte qu’il y avait une énorme perte de linges et créa donc la
« blanchisserie » pour recycler les linges du CHU dans la deuxième moitié du bâtiment 3. Les visiteurs de l’entreprise sont de plus en plus nombreux et intéressés par les cosmétotextiles. De ce fait, le bâtiment 1 devint un lieu de vente à particuliers.

Se rendant compte qu’il y avait une perte de matière et une énergie fatale non utilisée, l’entreprise décida de creer une ferme afin de réutiliser ces pertes. Les énergies perdues furent réemployées afin de générer de la chaleur et les résidus de matières permirent de créer du compost. Aussi quelques serres furent installées afin de produire des fruits et légumes.

2032

20 ans se sont maintenant écoulés et l’entreprise ne cesse de grandir et de montrer son importance dans les textiles médicinaux. En effet, le pôle « test et recherche » met en exergue les effets bénéfiques sur la santé et le bien-être. Aujourd’hui, l’entreprise inaugure son centre algo- thérapeutique dans la première moitié du bâtiment 3 et transfert son pôle tests et recherches dans le bâtiment 4.

#2 LE LABORATOIRE DES MICRO-MOBILITÉS

2018 : L’ATELIER DES MICRO-MOBILITÉS

Les micro-mobilités sont aujourd’hui un marché en pleine expansion et n’ont à l’heure actuelle pas de service après-vente ou d’atelier de réparation au même titre que les vélos peuvent en avoir depuis quelques années.

La position de ce site industriel situé boulevard de Chantenay nous semble être un endroit tout particulierement adapté à ce type d’usages, tant par sa proximité du centre ville pour être proche et accessible aux usagers que par ses connexions aux grand axes qui permettent d’envisager un développement du lieu optimal du point de vue logistique ainsi qu’une ouverture sur la Loire.

La première étape du projet est de créer « l’Atelier des micro-mobilités » : un atelier de réparation, de récupération et de recyclage qui est un véritable lieu de rencontre où les gens acquièrent un savoir technique et ont l’opportunité de passer du temps à personnaliser leur micro-mobilité, ce qui, après retour d’expérience, favorise un attrait à la fois au lieu et à l’objet. Le lieu propose également un parc qui permet aux usagers d’expérimenter leurs nouveaux objets.

2023 : LE LABORATOIRE DES MICRO-MOBILITÉS

5 ans plus tard, l’atelier s’est développé et son succès permet aux acteurs du lieu de créer le « Laboratoire des micro-mobilités ». Cet Openlab aspire à devenir, à court terme, un pôle de recherche et d’innovation avec des objectifs d’innovation, d’éducation et de rayonnement international. Le but est d’avoir un lieu ouvert aux ingénieurs, chercheurs, designers, aux étudiants de grandes ecoles d’ingénierie et de design ainsi qu’aux start-ups spécialisées dans ce domaine afin de devenir un lieu de collaboration entre les acteurs du monde de la micro- mobilité.

Autour de cet Openlab, les intervenants et partenariats se multiplient: conférences, workshops et expositions ouverts à tout les acteurs investis dans ce projet. Le laboratoire se déploie et la plateforme web s’alimente : tout les évènements prenant place sur le site sont communiqués sur la plateforme web, les conférences y sont retranscrites, les partenaires y sont référencés : le laboratoire des micro-mobilités commence à s’ouvrir au public.

Dans un contexte où l’éco-responsabilité est au coeur des débats, on assiste en 2023 à une rupture d’usage qui permet l’explosion du marché des micro-mobilités: l’usage de la voiture est banni en ville. Règlementation sévère dans un contexte de durabilité et d’éco-responsabilité : les infrastructures liées à l’automobile offrent un espace considérable pour l’usage des micro- mobilités.

2028 : LE LABORATOIRE S’ÉTEND AU PUBLIC

En 2028, le laboratoire des micro-mobilités est d’ores et déjà ouvert au grand public : c’est un lieu d’expérimentation, de recherche et d’innovation où la micro-mobilité est au coeur. Le parc expérimental se développe et investit la Loire, devenant un espace public sous forme de terrain de jeu et d’expérimentation ouvert à la ville et au monde, disponible pour toutes les micro- mobilités: nautiques, aériennes et terrestres.

Le principal problème des micro-mobilités durable est le stockage de l’énergie et le poids de la batterie. Mais en 2028, c’est une rupture technologique qui permet l’avènement des micro- mobilités: l’expansion de la technologie graphène permet de créer des batteries légères, durables et rechargeables rapidement.

L’Atelier, point de départ du site, se transforme egalement. Initialement un espace de réparation, il devient aussi un lieu de production et de commercialisation d’éléments créés au sein du laboratoire, en petites séries. Ces produits, personnalisables, sont disponible sur la plateforme web du « Laboratoire des micro-mobilités » et se commercialisent à l’international.

2032 : LA CONSÉCRATION

C’est 15 ans plus tard que le Laboratoire des micro-mobilités, initialement « Atelier des micro- mobilités », devient un lieu emblématique et reconnu de la recherche et du développement autour de la micro-mobilité.

Le lieu accueil un des plus grands technopôle de la micro-mobilité à l’international au sein d’une « Biennale des micro-mobilités »: conférences, workshops, présentation des nouveaux produits et des recherches.

C’est là que le Laboratoire des micro-mobilités s’ouvre à l’international. En plus de cette biennale accueillant les plus grands noms internationaux dans ce domaine, le « Laboratoire des micro-mobilités » ouvre une antenne à l’étranger.

#3 L’ODYSSÉE DE L’AGRICULTURE URBAINE

2018 – Exploration alimentaire

Un espace est mis à disposition par la ville pour en faire un lieu d’expérimentation, un laboratoire urbain.

C’est un espace lié par la mémoire au territoire. Un territoire où subsiste une mixité de programmes : industries, habitats, commerces.
La ville offre cette opportunité dans un contexte en mutation. Une ville en mutation, une société en mutation. Aujourd’hui la majeure partie de la population mondiale est urbaine. Dans ce contexte, comment nourrir tout le monde ? Comment nourrir mieux, de façon plus ecologique ?

L’agriculture urbaine actuelle paraît bien anecdotique pour répondre à ces enjeux.

C’est donc ici que s’implante un groupe de recherche et d’exploration pour la production d’une nouvelle alimentation.

Une activité en rupture avec l’agriculture urbaine telle qu’elle est pensée aujourd’hui.
Le groupe pose alors les marqueurs d’un changement, ce sont les prémices d’innovations technologiques et culturelles.

2026 – Nouvelle culture culinaire

Le petit groupe d’explorateur s’est élargi. La structure a grandi et a développé́ de nouvelles méthodes de production.

Ils parviennent à cultiver poissons, insectes, algues et plantes.
Dans une politique d’ouverture et pédagogique une antenne étudiante est créée.
Une antenne mêlant science et art culinaire.
C’est tout l’enjeu du projet : amorcer une rupture culinaire, culturelle. Comment manger différemment, autrement ? C’est finalement lier le goût et le savoir.
C’est donc une période d’ouverture et de communication autour de cette nouvelle culture culinaire qui s’amorce.

Festivals, événements divers, permettent au public de découvrir cette nouvelle forme de production urbaine et de l’expérimenter. C’est une période de prise de conscience collective.

2032 – Plateforme de production alimentaire de la ville

La plateforme expérimentale culinaire est devenue totalement autonome.
En s’inscrivant dans le paysage global de la ville, la structure permet de connecter à elle différents acteurs. Industrie, artisanat, tourisme, étudiants ou encore habitants, leurs besoins sont collectés et corrélés avec les données météorologique avant de lancer une production agricole locale.
Une production spontanée et adaptée.
Par l’aquaponie et la culture hydroponique ou en terre, de nouvelles ressources sont produites. Algues, insectes, mais aussi légumes et fruits, toute forme nouvelle d’alimentation et de production est expérimentée.
La production d’algues permet de filtrer l’eau. Les déchets organiques nourrissent directement la terre. Ils procurent les apports nutritifs nécessaire à la production des autres cultures ou fournissent l’énergie nécessaire à la structure.
Le cycle de production et de transformation est pensé comme une boucle, permettant à la structure d’acquérir son autonomie énergétique.

Des étudiants et professeurs transforment alors les ressources produites, et permettent un renouvellement et un développement continuel de la nourriture urbaine.
C’est une nouvelle façon de se nourrir mais aussi de produire et de vivre la ville.

Elle permet de lier, et d’optimiser en coordonnant à elle différentes formes de savoir, d’acteurs et de programmes.
Des événements permettent de réunir, de découvrir tandis que l’antenne expérimentale étudiante permet d’inventer et de tester.
Découvrir, expérimenter, c’est ce mélange hybride entre art culinaire et science, méthode automatisée et artisanat qui fait de cet espace une singularité dans la ville.
À la manière d’un cycle naturel, le complexe vit et evolue. Du fleuve, par la route, un fourmillement continu fait vivre cet espace au gré́ des habitants, des étudiants et des drones livreurs.

#4 LE JOURNAL DE LA FAB’VASE

27 février 2018

Patricia, céramiste a mis en place toutes ses formes pour élaborer sa nouvelle idée de création de mobilier en vase. Elle se trouve sur les quais de la Loire près du hangar. Patricia s’adresse à Jacques, dragueur.
-« Jacques ! J’aurais besoin de 105 kg de vase pour élaborer le fauteuil dont je t’ai parlé par mail. Serait-il possible d’avoir le matériau dans la cuve à 16h? »

– « Pas de souci, ça devrait le faire pour moi. Tu auras besoin de moi pour t’aider à démouler les modules? »

– « non, j’ai tout mis en place dans le hangar. En revanche demain quand mes expérimentations seront sèches, j’aimerais que tu m’aides à les disposer sur les quais »

Georges acquiesce d’un hochement de tête et se remet à son travail.

Ca fait quelques années que le dragage de la vase est utilisé pour dépolluer l’estuaire. Patricia a compris l’ampleur du problème et, au lieu de simplement déplacer la vase, elle a trouvé cette idée de créer des objets avec.
-« Nous, avec les collègues on pense que ce projet à de l’avenir, le seul soucis c’est qu’il faut qu’on trouve un moyen d’organiser tout se tintouin… »

Histoire à suivre…

Le 13 juin 2020

il est 13h30, Jérome qui travaille pour Nantes métropole, sort du travail pour aller déjeuner en ville. Plutôt grognon aujourd’hui, son ennui est vite chamboulé par le bruit qui retentit de la voiture publicitaire électrique de la Fab’vase :

« Après tant de recherches et d’expérimentations sur cet élément qui habite notre estuaire, nous avons l’honneur d’ouvrir aujourd’hui notre laboratoire de vase.
Vous avez une vision négative de la vase? Ca ne sent pas bon, ça pollue l’estuaire, c’est une pollution visuelle…
Venez découvrir l’idée révolutionnaire que Fab’vase a eue : Une vase qui va quitter son milieu naturel pour habiter et embellir votre quotidien.
Vous allez enfin pouvoir vous assoir « Nantais », grâce à un mobilier urbain construit dans notre laboratoire.
RDV au 7 rue Chantenay pour déguster une bière tout en profitant de notre vue imprenable sur Trentemoult. Des navettes entre Nantes et Chantenay partent toutes les 30 minutes du Mercredi au Dimanche de 16h à 21h. »

Un mois plus tard
Patricia a pu breveter son projet qui a vraiment plu à Jérôme lorsqu’il s’y est rendu le mois dernier. Il a pu communiquer sur ce projet auprès de ses autres collègues de Nantes Métropole qui semblaient intrigués par l’activiteé de la Fab’vase.

8 septembre 2024

Stéphanie, qui n’était pas venue dans la Fab’vase depuis 2 ans est très surprise de l’évolution impressionnante de l’entreprise. Elle aperçoit Patricia:
– « Oui, l’entreprise a bien grandi depuis 2 ans ! Nous proposons maintenant une vaste gamme de mobilier, comme des chaises, des tables, ou encore du mobilier de jardin, toujours conçu en vase ! De plus, grâce au moulage, nous pouvons proposer ces objets à des prix tout à fait abordables ! C’est ce que les gens aiment. »
– « Oui, j’ai vu que vous aviez de nouveaux modèles »
– « Et plus récemment, la Fab’vase à pu signer un partenariat en or avec Nantes Métropole pour la création de mobilier urbain posé partout dans la ville. De plus, après les menaces d’attentats d’aout dernier à Bordeaux, Raymond Latour, qui travaille pour la mairie de Nantes nous a commandé 250 équipements défensifs. Tout ça a été́ possible en grande partie car nous maîtrisons le processus de recyclage de la vase. »
– « Whaou, c’est une super nouvelle pour la Fab’vase »

Grâce a cette exposition grandissante et la confiance des habitants de la ville, la Fab’vase fonctionne a plein régime mais à su garder son esprit de partage et de proximité́ avec l’espace de guinguette toujours ouvert au public.

10 Mai 2032

Devenu un lieu a découvrir dans le voyage à Nantes, la Fab’vase est maintenant un site industriel majeur de la région. Et sa popularité́ n’est plus à prouver.
D’ailleurs, un journaliste est venu aujourd’hui pour interviewer Patricia sur le futur de la Fab’vase.

–  Vous êtes venu au bon nomment car l’entreprise connait aujourd’hui un nouveau tournant dans son histoire ! En effet, tout en gardant notre activité́ de création de mobilier, nous allons également proposer une toute nouvelle méthode de construction de maison.

–  Vous voulez dire que vous allez construire des maisons en vase ?!

–  Absolument ! Depuis plusieurs années, nous testons au sein de notre laboratoire les vertus d’isolation et de solidité́ de la vase et les résultats, plus que satisfaisants nous ont naturellement mené́s à cette idée !

–  Et comment cela va fonctionner ?

–  Grace a l’impression 3D ! Cette technique est utilisée dans de nombreux domaines depuis plusieurs années et se montre maintenant fiable. Associée à la vase, elle convient parfaitement a la construction de maisons solides, naturelles, et recyclables !

–  Quel secteur comptez-vous conquérir avec cette nouvelle technologie ?

–  Grace à notre lien direct avec la Loire, nous pouvons intervenir de Nantes jusqu’a Saint-Nazaire très facilement ! De plus, nous construisons un tout nouveau bâtiment sur le site actuel accueillant cette nouvelle activité́ capable de répondre à la demande.

–  C’est un très beau projet ! Et un projet qui va créer de nombreux emplois ! Merci beaucoup pour ces explications, nous resterons très attentifs à l’evolution de ce projet.

La Fab’vase est une entreprise qui connait actuellement une croissance significative de son activité́ et ce, 15 ans après sa création, après avoir débuté́ dans un hangar et avec comme seul matériel une barque !
Elle compte aujourd’hui s’imposer dans le secteur de la fabrication de maisons en proposant des maisons construites avec un matériau naturel, recyclable et peu couteux. La Fab’vase est, encore aujourd’hui le symbole du renouveau industriel de la région nantaise et se présente comme modèle à suivre pour bon nombre de start-ups voulant débuter leur activité.